Je suis devant un ultimatum. Ce n'est pas la première fois. De toutes façon, on peut toujours se dire que lorsqu'on ne peut pas tomber plus bas, on finit toujours par remonter. Futilités, irréelles. Les hommes cherchent toujours à se rassurer, à mettre des noms sur leurs sentiments, sur leurs fleurs, sur leurs rêves.. Il y a de ces choses tellement magnifiques qu'elles ne devraient pas s'abaisser à avoir un nom. L'amour, par exemple. Ce flot brûlant & passionnel, ce bonheur interdit qui fait parfois office de la quête de toute une vie, enfermé dans cinq petites lettres ridicules. Voilà bien l'hypocrisie et l'arrogance des hommes. C'est l'heure des grandes décisions, fatidiques, je pourrai dire.. Que faire. Ai-je vraiment le choix ? Mon corps se laisse entraîner dans cette tempête d'émotions au goût sucré d'apocalypses.. La fin du monde serait-elle proche ? Mon esprit, lui, combattant les quelques gouttes de raison encore diluées parmi les méandres de mon esprit qui s'assemblent pour vouer un culte à l'inconnu, s'échoue doucement sur la plage de mes souvenirs.. Je me dit que j'ai besoin de temps, que je pourrai toujours revenir en arrière, regretter, peut être. Mais non. Le traumatisme est bel & bien là. Comme un nuage de fumée sombre qui enserre mon c½ur fragile de ses griffes si puissante à chaque fois que son image m'envahit. La réalité s'embrume.. Je m'accroche à ce que je peux encore entrevoir, le monde devient flou. Je ne sais plus vraiment sur qui compter, et pourtant, j'avance. La difficulté s'ajoute à la naïveté dont je peux faire preuve lors de mes excès d'euphorie.. La sentence me déchire le c½ur. Comme un courant noir,glacé, dans l'eau de mon univers que je m'applique pourtant à garder si bleue, les remords m'assaillent et me tuent. Ma détermination étonne, laisse parfois perplexe. Ils se persuadent que ce qu'il veulent pour moi sera toujours le mieux. Mais ils ne savent rien. Rien de ce qui peux me traverser l'esprit quand les préjugés me font trop souffrir, rien de ce dont je suis capable de faire pour arriver à toucher du doigt mes idéaux. Je dois réussir à graver ma vie sur la ligne du temps.
& J'y reviens, encore et toujours, à cette quête perdue vers le néant, sans but ni conséquences..
"..."